Spectacle Marivaux
L'Ile des esclaves, mise en scène de Chantal Déruaz
Les Acteurs de bonne foi, mise en scène de Jean-Louis Martin-Barbaz
vendredi 9 juillet à 20h - dimanche 11 juillet à 17h
au Festival du Château d'Asnières - 89 rue du Château - Asnières
Réservations au 01 41 11 68 32
L'Ile des esclaves
Mise en scène, Chantal Déruaz
assistée de Vincent Escure
Décor, Antoine Milian /
Costumes, Bruno Marchini /
Maquillage, Audrey Millon
avec Amaury de Crayencour, Marie Doreau, Guillaume Marquet,
Adrien Popineau
et Emilie Vandenameele
A la suite d’un naufrage, un seigneur et une femme de
qualité, accompagnés de leurs esclaves respectifs, sont
jetés sur une île où les esclaves sont tout-puissants et se
vengent des maîtres qui les ont maltraités… Suffirait-il
d’inverser pour un temps grands et petits de ce monde
pour guérir les puissants de la morgue que leur donne la
suprématie de leur position sociale et les faibles de leur
rancoeur face à l’injustice fondamentale de la loterie
humaine ?
Marivaux, grand moraliste du XVIIIe siècle, semble
croire que l’expérience peut profi ter aux nobles et
aux valets échoués sur l’île de l’utopie et nous laisse
espérer, rêver…
Les Acteurs de bonne foi
Mise en scène, Jean-Louis Martin-Barbaz assisté de Benoit Dallongeville
Décor, Antoine Milian /
Costumes, Bruno Marchini /
Maquillage, Audrey Millon
avec Rachel André, Caroline Beaune, Clément Beauvoir, Olivier Berhault,
Benoit Dallongeville, Elisabeth de Ereño, Guarani Feitosa-Neves, Valentine Galey,
Yveline Hamon et Cécile Jeanneret-Amour.
Eraste, neveu de Madame Hamelin, doit épouser Angélique,
fille de Madame Argante.
Pour fêter l’événement et remercier sa tante, à qui il
doit tout, le jeune fiancé charge son valet Merlin d’écrire
un divertissement pour le mettre en scène avec les
domestiques de la maison.
L’oeuvre voit le jour et pourrait en toute bonne foi s’appeler
« Les Folies amoureuses ».
Les répétitions commencent. Les mots, comme des
balles, pénètrent dans le coeur des acteurs et troublent la
conscience de leurs sentiments. La comédie se fait drame.
Madame Argante, soit prémonition, soit caprice, refuse
d’assister à la représentation.
Pour l’y obliger, Madame Hamelin invente un nouveau
jeu dramatique où cette fois, l’argent, personnage
principal, risque de bousculer définitivement les cartes
matrimoniales.
Le théâtre de Verdure est bien l’écrin idéal pour présenter
ce petit chef-d’oeuvre de drôlerie et de cruauté.
Cette avant-dernière pièce de Marivaux est un hommage à
la puissance du théâtre.
La Dame de chez Maxim de Feydeau
dimanche 25 juillet 2010 21h30
au Festival de Sarlat
Réservations au 05 53 31 10 83
Mise en scène, Hervé Van der Meulen
Chorégraphie, Jean-Marc Hoolbecq / Conseiller musical, Jean-Pierre Gesbert
Décor, Claire Belloc assistée d'Antoine Milian
Costumes, Isabelle Pasquier assistée de Julie Lance / Lumières, Pascal Sautelet
Maquillage, Audrey Millon / Assistants à la mise en scène, Clément Beauvoir,
Elisabeth de Ereño et Guarani Feitosa-Neves
avec Rachel André, Claire Barrabès, Clément Beauvoir, Henri Courseaux, Benoît Dallongeville, Amaury de Crayencour, Elisabeth de Ereño, Lorraine de Sagazan, Marie Doreau,
Agnès Espaze, Guarani Feitosa-Neves, Jean-Pierre Gesbert, Valentine Galey, Yveline Hamon,
Cécile Jeanneret-Amour, Roman Kossowski, Jean-Louis Martin-Barbaz, Pascal Neyron, Yoann Parize, Patrick Paroux, Alain Payen,
Agnès Ramy, Hervé Van der Meulen.
Coproduction Le Studio d’Asnières, le Théâtre de l'Ouest Parisien de Boulogne-Billancourt et les Rendez-Vous de Cormatin
C’est sans doute le plus célèbre et le plus exceptionnel des grands vaudevilles de Georges Feydeau.
Le succès fut immédiat, fulgurant, durable, à tel point que les nombreux visiteurs qui accouraient à Paris pour l‘Exposition Universelle de 1900, ne voulaient pas repartir sans avoir assisté à une représentation de la pièce.
La môme Crevette, l’héroïne, devenait un symbole multiple, celui, non
de la France à proprement parler, mais de Paris – avec ses monuments – et surtout celui
de cette « vie parisienne » qu’on enviait dans le monde entier.
La Dame de chez Maxim, c’était aussi la fin du siècle, l’insouciance d’une société
décadente qui s’étourdissait, alors que grandissaient les menaces d’un cataclysme
mondial, le symbole de la Belle Epoque.
Ce qui caractérise avant tout le théâtre de Feydeau, c’est le mouvement, l’allègre
mouvement qui remue, emporte et finalement balaye les personnages. Ceux-ci sont
entraînés malgré eux dans une série de péripéties, de coups de théâtre, qui les conduit
à la catastrophe finale.
Ahuris, stupéfaits, désarçonnés, ils n’ont plus qu’à fuir en avant, toujours plus loin,
englués dans leurs mensonges.
Cette course perpétuelle constitue le ressort dramatique
essentiel des comédies de Feydeau et nous tient sans
cesse en haleine dans un grand éclat de rire.
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