© M. Bidault

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LES SPECTACLES / CRÉATIONS EN PROJET

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Saison 09/10
Créations en projet

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La Dame de chez Maxim
de Georges Feydeau
Mise en scène, Hervé Van der Meulen
Dans le cadre de notre partenariat avec le Théâtre de l’Ouest Parisien.

Théâtre de l’Ouest Parisien de Boulogne-Billancourt (92)
Du jeudi 6 au vendredi 21 mai 2010
(Du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 16h, relâche le lundi
- relâche exceptionnelle du 13 au 17 mai)

Réservations au 01 46 03 60 44

Au cours d’une nuit de beuverie, le docteur Petypon, bourgeois respectable, a ramené sous le toit conjugal et dans son lit, une danseuse du Moulin Rouge : la Môme Crevette. Non seulement il doit éloigner son épouse qui menace de surprendre la môme à tout instant, mais son oncle, un général arrivé inopinément des colonies, prend la danseuse pour la femme de son neveu…
Ce qui caractérise le théâtre de Feydeau c’est l’allègre mouvement qui remue, emporte et balaye les personnages. Ils sont mis face à des situations qui les dépassent, en présence d’autres personnages qu’ils n’auraient jamais dû rencontrer. Ahuris, désarçonnés, ils n’ont plus qu’à fuir en avant, englués dans leurs mensonges.

C’est cette course perpétuelle qui fait le ressort dramatique des comédies de Feydeau, et qui tient perpétuellement en haleine les spectateurs. La Dame de chez Maxim est sans doute le plus célèbre de ses vaudevilles. La pièce bénéficie dans le théâtre de Feydeau d’une place exceptionnelle : c’est la plus longue, une trentaine de personnages y évoluent ; c’est la plus foisonnante en procédés comiques variés et la plus complète, puisque le chant et la danse sont de la fête ; c’est celle enfin où la fusion entre une logique rigoureuse et une extrême absurdité est poussée à son paroxysme.
L’universel succès de La Dame de chez Maxim est avant tout celui de son héroïne : la Môme Crevette. Loin d’être une cocotte conventionnelle et insignifiante, elle acquiert une vérité et une grandeur humaines, et devient même le symbole de la Belle Epoque, et surtout celui de cette « vie parisienne » dont le rythme échevelé cherchait sans doute à étouffer les menaces d’un cataclysme mondial.