
(c) Paul Desveaux
« Percevoir le rayonnement planétaire de tout, des grandes choses et des petites choses. Voilà ce qui est juste. »
Le projet puise principalement dans trois pièces de Nicolas Doutey : Jour, La Table planétaire et Combats. Il s’agit d’articuler, sous des airs de comédie, le pragmatique et le rêve, le réel et l’utopique, le détail et le planétaire.
C’est par le rapprochement de ce qui paraît a priori très éloigné que les choses se font : « de proche en proche, c’est là, ça touche, ça touche ici, vous voyez ce que je veux dire ? Je l’imagine là. Je suis en train de l’imaginer. Je suis en train de voir le Massachusetts, très loin, qui touche ici, par l’entremise de tout ce qu’il y a entre… »
La petite chose à accomplir n’est pas moins importante que la grande. Tout est une question d’échelle.
Par l’expérience partagée entre les personnages, une douce utopie se dessine, basée sur la capacité humaine à placer toute singularité dans le présent. L’élaboration progressive des rapports apparaît alors comme l’harmonieuse maquette d’un avenir possible.
Rodolphe Congé