
(c) Paul Desveaux
Petit Fille, une enfant d’âge d’enfant, s’invite chez Grande Monsieur, grand, mais pas tout à fait monsieur.
Pour des raisons assez évidentes, ces deux-là ne sont pas censés cohabiter ensemble, du moins sur la durée.
À travers ces deux personnages la pièce nous confronte à notre propre solitude d’adulte. Mais aussi à notre imaginaire d’enfant qui s’installe afin de rassurer et d’appréhender des traumatismes liés à l’identité.
La gamine en mal de respiration (et fascinée par les vers solitaires, femmes-troncs et monstres marins) réclame des soins et dérange un quotidien millimétré. Par l’innocence de ses questions, elle révèle peu à peu les nœuds que doit résoudre Grande Monsieur : s’affranchir de son enfance, achever des deuils en suspens, reprendre ce qui lui a été violemment retiré.
Le Poisson Belge, c’est une confrontation et/ou une fusion réparatrice.
Jasmine Cano