
(c) Paul Desveaux
Ils et elles sont quatre.
Quatre conteurs et conteuses venu.e.s raconter.
Je leur ai remis une histoire, comme au temps des anciens, pour qu’à leur tour ils et elles puissent vous la confier.
Cette histoire, elle est née d’une pensée. De celles qui rêvent à construire un monde. Elle est née d’un moment dans une journée. Elle est née parce qu’il y avait quelque chose à raconter, que ça devait sortir d’une tête, en passant par une bouche, pour s’introduire par des oreilles, et de là vers d’autres têtes encore. C’est une pensée qui traînait là et qui a été saisie au vol parce qu’elle avait une envie folle de voyager, de devenir une idée, une image, un monde.
Cette histoire, c’est celle du père de ma mère, et de la mère de mon père. C’est l’histoire fantasmée de mes grands-parents, au temps d’un Maroc dont on ne parle que très rarement. C’est l’histoire d’un pays qui ne jouissait que de l’illusion de sa propre souveraineté. C’est l’histoire d’un peuple qui s’est battu pour sa liberté. Et qui l’a retrouvée, sous le regard de la lune.
C’est une histoire dans l’Histoire, où le réel et l’imaginaire se mêlent, où la vérité se raconte parfois, et le conte prend la place souvent.
Omar Mounir Alaoui