
(c) Paul Desveaux
Pour des interprètes, il n’est jamais vain d’aller entrevoir comment sont fabriqués les récits. Quand on s’y attarde avec l’oeil d’un dramaturge, on peut y déceler de multiples petites équations, comme autant d’engrenages de propositions pour mieux axer son jeu.
C’est à comprendre les rouages de cet algèbre dramaturgique que nous allons nous atteler.
Nous aiguiserons nos regards devant des textes. Il s’agira d’un stage de jeu, mené par un auteur.
Nous mettrons d’abord à plat les fondements de toute dramaturgie, soit un A qui cherche un B qui devient sans doute un C, ou un X qui peine à trouver son Y sur le chemin de Z.
Nous verrons ensuite comment ces formules peuvent être décortiquées dans des pièces classiques ou contemporaines, preuves à l’appui.
Nous mettrons ensuite ces équations à l’épreuve du jeu, pour voir se déployer nos calculs dans un espace mental, physique puis affectif : le plateau de théâtre. Qu’arrive-t-il par exemple quand on déplace le A, qu’on met en évidence le B, ou qu’on oublie le Z ?
Nous aurons recours à deux textes aux mathématiques infinies pour le vérifier :
– Crisse d’oiseau cave (Stupid Fucking Bird), adaptation contemporaine et déjantée de La Mouette par l’Américain Aaron Posner, traduite en québécois par Benjamin Pradet
– Je disparais, d’Arne Lygre, dans la traduction d’Éloi Recoing (L’Arche éditeur).
Marc-Antoine Cyr